Baptisée aussi "la 2CV à deux têtes".
C'est une voiture de reconnaissance et de liaison constituée de deux moitiés de 2CV.
Ce véhicule a été immaginé par l'Inspecteur Départemental du SDIS du Var, le colonel Hourcastagné, qui, au cours d'une reconnaissance de nuit faite à l'époque avec une 15 CV Citroën, se trouvant bloqué dans un chemin de montagne et ne pouvant faire demi-tour dut rebrousser chemin en marche arrière pendant plusieurs kilomètres, guidé seulement par un sapeur pompier une lampe électrique à la main.
M. d'Espinassy de Venel, président du Syndicat des propriétaires forestiers à l'époque, tenait à Paris un bureau d'études pour brevets d'inventeur.
Ces deux hommes, aidés par des fonds du conseil général du Var, ont acheté deux 2CV à embrayage semi-automatique. Dans un atelier parisien, des ouvriers ont découpé en deux ces deux 2CV. Ils ont jetté les arrières et soudé les avants. Les deux parties sont indépendantes, avec chacune un moteur. Les quatre roues sont motrices et directionnelles. En position de route, les roues "arrières" sont maintenues en position droite grâce à un carré monté sur la colonne de direction.
En tous terrains et dans les passages difficiles, ce véhicule peut bénéficier, du fait des deux moteurs, d'une première et d'une marche arrière bien que les deux moteurs ne tournent pas au même régime.
Son numéro de code était Samba 54.
Un empattement trop long et un plancher trop bas la rendaient peu maniable en tous terrains et surtout en montagne. De plus, la forme très particulière de cet engin jetait un certain trouble parmi les automobilistes qui se trouvaient doublés par celui-ci sur la route. Toutes ces raisons, ainsi que l'apparition de matériel plus moderne firent que cette 2CV fut retirée du service au début des années 70.
Elle traîna ensuite dans un terrain vague jusqu'à ce q'un garagiste de Draguignan qui la connaissait depuis qu'il était tout petit se l'est procurée. Il l'a démontée afin d'un jour la remettre à neuf.